PAPARAZZI !
Textes de Matéi Visniec

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Création prévue : janvier 2023
Diffusion à partir de février 2023
Mise en scène et Adaptation : Patrick Ponce
Scénographie et décor : Stéphane Gambin
Distribution : Anouk Darne-Tanguille, Zélie Gillet, Raphaël Bocobza, Antonin Totot, Stéphane Gambin, Pierre Marcon (musicien)

Création lumière : Jean-Bastien Nehr.

Régie lumière : Laurie Fouvet ou Leïla Hamidaoui.

Régie générale : Stéphane Gambin.

Chargée de production : Annalisa Vetrone.

Production : Cartoun Sardines Théâtre.

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Le processus de création de la compagnie CARTOUN SARDINES THÉÀTRE est atypique car toujours avide d’explorations multiples, notre instinct glouton nous amène à découvrir le monde imaginaire, implacable et fantaisiste, absurde et fantasmagorique de MATEI VISNIEC. Auteur vivant et prolifique, maître de l’écriture laconique du petit format, il propose de nous confronter aux problématiques actuelles et universelles sur l’identité, l’oppression, la solitude, et à tous les maux et paradoxes évidents de nos sociétés.

Et parallèlement, au plus près de notre passion pour les rouages mécaniques et secrets du théâtre, il ouvre grand les portes (dérobées) d’accès à la scène, en mixant subtilement le personnage et l’acteur, en parité égale et liberté d’action absolue. Toutes ces allégories nous conviennent parfaitement…

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Le parti pris.

Notre société moderne, toujours en marche forcée, laisse derrière elle des traces saillantes d’instants cocasses, d’images photographiées (!) que nous savons réelles. Le théâtre proposé par l’auteur recèle une infinie variété de ces actions et possède la totale liberté d’en imaginer la reproduction scénique. 

Les textes présentent une projection imaginaire de la réalité, une vision onirique des pensées de l’être et de ses sensations physiques. Le spectateur devient malgré lui l’observateur curieux et indiscret de ces moments intimes, tel un PAPARAZZI, appareil en main ! 

Forcément, l’auteur déclenche des états et force le trait des personnages mais l’acteur doit contrôler l’évidence de ses portraits. L’inventivité et la subtilité sont plus que nécessaires afin d’en faire émerger un sang toujours neuf.

Les situations évoquées, quotidiennes et absurdes, sont autant de terrains de jeu fictifs pour acteurs, en appétit de compositions originales. L’utilisation du théâtre, aussi bien dans une forme corporelle que dans un procédé verbal, devient une nécessité absolue.

4 acteurs : 2 femmes, 2 hommes.

Ce jeu de compositions décomposées et structurées engage les protagonistes à un découpage méticuleux des différentes sensations, physiques et orales.

L’émulation suscitée provoque une représentation singulière des personnages qui rappelle le « cirque », par son aspect « exhibition » ou par le caractère exceptionnel de son exécution. Chaque situation est imaginée comme un numéro d’un Barnum inventé et absurde. Une parade « fictive » d’acteurs, dont la détermination à s’amuser ou se montrer, est radicale.

Un manège ouvert et libre à tout joueur, sur une piste de jeu évoquée, tels des pions vivants, figurines en chair, modèles expressifs, poupées animées et interchangeables d’une troupe d’artistes itinérants.

Le musicien, sur un plateau mobile, tel un chef d’orchestre, dirige et impulse le tempo dramatique, il coordonne et unifie l’ensemble.

Les axes de connexion, en toute générosité avec le public, sont innombrables et  laissent place à une fraîcheur dramaturgique sans cesse renouvelée.