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Les chiens aboient, la caravane passe (proverbe arabe).
C'est ici un état des lieux, après mouvements de troupes et beaucoup de bruit, pour pas grand-chose au fond. Un panorama de quelques années qui nous mèneront jusqu'en 2010. In cha' Allah !
Généalogie d'un genre
Depuis 2003, Patrick Ponce travaille avec son équipe artistique et technique autour de la mixité sur scène, cinéma, théâtre et musique.
Nous avons découvert, dans cette combinaison des genres un foisonnement de directions à prendre. Ainsi en est-il de la dramaturgie et de la scénographie du Faust et de Lulu.
La singularité de cette démarche artistique ainsi que les thèmes abordés intéressent un nouveau réseau de diffusion et suscitent thématiques et partenariats inhabituels.
La création de notre prochain spectacle, le Bonheur, s'élargit à ces nouvelles propositions et s'accompagne de formes et d'actions autour du thème abordé et du cursus de création.
Le théâtre que nous expérimentons et que nous fabriquons est un théâtre de farce, un théâtre de contrainte et de code, bien loin du réalisme. Il pourrait se situer entre la commedia dell'arte et l'expressionnisme avec tout l'héritage du drame épique de Brecht. Ce que l'acteur ne dit pas avec les mots de l'auteur, il l'exprime en rythme, en émotion, en énergie... L'acteur de notre théâtre donne à voir le texte qu'il ne dit pas. Il montre et laisse entendre l'indicible.
Associer le cinéma à la scène, c'est travailler sur la succession des plans, les apposer aux images théâtrales de manière à donner toutes les facettes des personnages et à stimuler ainsi une multitude de trajectoires possibles. C'est une technique de montage. Le rapprochement des images et des formes.
Associer le théâtre et le cinéma n'est pas utile pour raconter la même histoire, mais fondamental pour révéler ce qui y est enfoui.
Le Bonheur viendra parfaire cette ultime confrontation entre le cinéma muet, art de l'apparence et le théâtre, art vivant.
Faust, Lulu et bientôt, le Bonheur.
Faust connaît depuis sa création un bien bel engouement.
Cité pour une nomination au prix ADAMI, Molières 2005, après avoir été présenté lors des Festivals d'Avignon, du Réseau Chaînon et Momix, il sera joué à la Grande Ourse au CDN Théâtre Nouvelle Génération, et à Paris, en mai 2008, à la Cité de la Musique.
Nous évoquons simplement ces lieux ,car la Grande Ourse comme le Centre Dramatique National de Lyon sont des scènes labellisées Jeune Public, et la Cité de la Musique programme le Faust dans le cadre de sa saison "Sacré et Profane", là où " les spectacles et les concerts mettront les enfants et leurs parents en présence d'oeuvres qui étonnent, émerveillent ou déroutent...".
Pour nous, la plus belle réussite de ce spectacle, à l'origine tout public, est dans son auditoire très élargi.
Dans Lulu, l'expérimentation va au-delà du simple jeu d'accompagnement d'un film (exercice déjà périlleux). C'est un alliage sur scène des procédés et techniques, de l'écriture originale de l'oeuvre (l'auteur est Wedekind), de la réalisation à l'écran (Pabst), dans une réécriture composite (Cartoun).
Du théâtre, résolument, par tous les moyens.
" C'est le miracle du théâtre ; celui d'une mise en scène réinventant les principes de spatialité autour du seul déplacement d'un duo pluriel".
Roland Duclos - La Montagne 11/07
Avec la création du Bonheur, nous allons conclure là ce cycle autour du théâtre, du cinéma et de la musique. Le principe sera celui du Faust, donner de la voix à vue pendant la projection, coloriser musicalement le noir et le blanc, s'immiscer dans le silence sans jamais savoir qui du film ou de l'artiste est muet... Quatre intervenants, musiciens et comédiens.
Un projet global s'articule autour de la diffusion des trois spectacles et de diverses formes d'accompagnements.
Nous proposons un Festival de Cinéma-Théâtre avec notre cinémathéâtrographe (?), ainsi qu'une méthode pédagogique, axée sur la diversité des formes artistiques possibles grâce à la combinaison des genres, et dirigée vers les plus jeunes, les acteurs économiques et l'Entreprise.
Le Bonheur sera créé lors du Festival d'Avignon, en juillet 2008 au théâtre des Lucioles. Partager l'intime fragilité d'un spectacle naissant, c'est accepter enfin la maturité de chacun, celle du public, des professionnels, et enfin, la nôtre.
2009 sera l'année des tournées et festivals (vous savez, le Cinémathéâtrographe ?).
2010 une nouvelle création : une histoire qui s'écrira sur la scène
Cartoun Sardines Théâtre fait appel à divers corps de métier pour la mise en chantier, puis en oeuvre de ses spectacles. Artistes et artisans, la plupart restent de fidèles compagnons.
D'autres viendront très bientôt se joindre à nous.
La Belle Equipe.
- Laurence Astier, régisseuse générale et de production, régisseuse plateau
- Pierre Baudin, direction technique
- Chistophe Bruyas : créateur lumière
- Ludovic Desclin, régie lumière et vidéo
- Hadrien Desmanet, secrétaire
- Jérôme Favarel musicien
- Stéphane Gambin, comédien et musicien
- André Ghiglione, scénographe, parolier et comédien
- Pierre Marcon, musicien compositeur et interprète
- Axelle Monge, attachée de direction
- Jean-Bastien Nehr, régie lumière et vidéo, créateur lumière
- Claude Pagès,administration, diffusion, relations publiques
- Patrick Ponce, directeur artistique, metteur en scène et comédien
- Guillaume Rouhan, régisseur et créateur son
- Dominique Sicilia, comédienne, metteuse en scène
- Sébastien Vallée, régisseur son
Le site se reconstruit, peu à peu et si vous voulez nous contacter pour en savoir plus ou si vous avez besoin de documentations ou autres, n'hésitez pas.
A bientôt.
Cartoun Sardines, Théâtre.
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