
Chaque année, nous devons faire des bilans et rendre des comptes...
Aussi, en parcourant une dernière fois le dossier qui relate nos activités de 2010 et révèle les projets pour 2011, une chose apparaît clairement dans nos choix artistiques et dans leur traitement. C’est le positionnement que peut prendre parfois notre théâtre : essentiellement celui de l’air du temps.
Alors où en sommes-nous aujourd’hui ? Et qu’en sera-t’il de nos lendemains ? Notre présent n’est-il pas plus que jamais propice à la conjecture, parfois même la plus effroyable ?
L’air du temps, léger ou misérable.
C’est ainsi, entre tragédie et comédie, que nous abordons l’oeuvre de Brecht, Un homme est un homme, écrite pendant la montée du national-socialisme allemand, et qui dénonce l'influence de la masse, comme celle de Eugène Zamiatine, Nous Autres, qui annonce l’état d’oppression absolue alors que la révolution russe n’en est qu’à ses balbutiements.
Les œuvres de Brecht ont été brûlées sur la place publique en 1933, et Zamiatine a été contraint à l’exil.
Lorsque ici même, on entend dire que “ notre société, qui condamne ses bouffons, est une société aux abois“, on peut penser que l’air du temps n’est pas au mieux. Consciemment ou inconsciemment, notre théâtre en sera le témoin…
Depuis le mois de juin, toute l’équipe artistique travaille d’arrache-pied sur le nouveau spectacle, Un homme est un homme, qui verra le jour les 14 et 15 octobre 2010 à l’Atelier à Spectacle de Vernouillet (qui le coproduit et l’accueille en résidence). Ce spectacle a reçu très récemment le soutien de l’ADAMI, que nous remercions encore une fois pour son intervention toujours aussi engagée en faveur des arts de la scène.
Enfin si vous passez par le très accueillant département de la Loire début août, ne manquez pas de faire un saut par le festival de la Bâtie, où Le Bonheur sera présenté dans la cour d’honneur du Château, du 4 au 7 août (voir calendrier pour les horaires).
Un bel été à tous.

