Quel dépaysement !

Aller jouer à l’étranger est une aventure de tous les instants, des visas de la dernière heure à d’invraisemblables théâtres, jusqu’au ressentiment criard de douaniers tatillons….

Nous n’écrirons pas ici la guerre, la misère, les religions, les odeurs, les couleurs, la beauté aussi, et ces gens de là-bas, pas tout à fait comme nous…

Car l’exotisme tous frais payés ne donne au fond qu’une vision mondaine de l’autre, un ailleurs souvent réduit à des clichés. Que savons-nous de leur existence pour prétendre en donner un sens ?
Un carnet de voyages est un carnet intime, pas un mode d’emploi.


Ces voyages ont enrichi notre apprentissage de la vie et notre façon aussi d’aborder le théâtre : dans cette perception amplifiée de l’humanité, le spectacle vivant prend une dimension plus universelle, et peut-être plus juste.

Alors, de cette Afrique de l’Est très militarisée à l’Europe Centrale encore convalescente, de l’Inde mystique aux confins de l’Atlas, ce qui a toujours été le plus important pour nous, c’est le regard spectateur.